Le commerce de proximité

Quel avenir pour le commerce de proximité ?

 

Le point de vue de Christine et Laurent Trolard, opticiens diplômés, présents à Chevigny-Saint-Sauveur depuis plus de 21 ans.

 « Il est nécessaire de sensibiliser la population afin de l’inciter à consommer dans sa commune. »

« Quoi de plus agréable que de flâner dans le centre d’une ville, et chemin faisant, faire ses courses ?

Boulangerie, boucherie, primeur, fleuriste… Bien souvent ces enseignes sont synonymes de qualité et d’accueil.

Le commerce de proximité est durement touché.

Les grandes surfaces, la naissance de zones commerciales en périphérie des villes font beaucoup de mal aux commerces de proximité. Ces lieux de vie au centre-ville vont disparaître petit à petit si personne ne prend conscience de ce danger.

Le commerce de proximité est vecteur de relations humaines. La qualité des produits, l’accueil, le professionnalisme des commerçants sont autant de facteurs valorisants.

Mais être un bon professionnel ne suffit plus, il faut rendre l’environnement du produit plus attractif.

Dans notre activité, nous avons la chance de pouvoir mettre en valeur la qualité du service. Il est nécessaire de sensibiliser la population afin de l’inciter à consommer dans sa commune. La municipalité peut utiliser ses moyens de communication pour faire passer des messages forts.

Etre indépendant, c’est écrire sa propre histoire chaque jour. Ainsi, nous évoluons entre innovation et tradition. Afin de garder notre indépendance, notre liberté et surtout la liberté de nos clients, nous refusons d’adhérer à la plupart des réseaux de soins. Le réseau de soins est un poison inégalitaire et liberticide. Par cette méthode, l’opticien se voit imposer ses fournisseurs, se voit imposer une tarification, ne laissant ainsi plus le choix à son client de s’acheter un produit plus technique ou plus « haut de gamme ». Dans les réseaux de soins, c’est la valeur des produits qui se dégrade, l’innovation et le conseil en santé visuelle sont altérés. »